Tearano

Tirike

Salala
Hoy Aba Ovao fombanao Tsy misy fichier
- Le groupe "TEARANO", par sa traduction moderne de la musique traditionnelle, ses superbes harmonies vocales et ses textes profonds, se révèle un excellent ambassadeur de la culture Antandroy[ndlr : c'est pas moi qui le dit, c'est écrit sur la pochette!]
- Ce groupe, originaire du Sud de l'île, nous montre là encore l'étonante diversité des musiques malgaches. Originaire de l'androy, POPOL a su adapter rythmes du sud et instruments modernes à la traditiondes chorales protestantes. [ndlr : c'est écrit aussi sur une pochette!]
- Ce groupe avec leur leader Augustin, ancien footballeur, est originaire du Sud de Madagascar (Ampanihy). En 1992, ils sortent leur premier album. Aprés des débuts difficiles, ils se font connaître petit à petit grâce aux nombreuses tournéres effectuées dans tout le pays. Aujourd'hui, aprés le succés de leur deuxième album, partout où ils se produisent, les Tirrike jouent, à guichets fermés, le ur spécialité le "Tsapiky" plus rapide que Salegy mais tout aussi envoûtant!. Le trio vocal Salala a été crée par M'Bassa en 1983. M'Bassa, Christian et Serge viennent tous trois de l'extrême sud de Madagascar, de la région Androy et plus précisément d'un petit village proche de Taolagnaro (ex Fort-Dauphin). Ils font partie du peuple Antandroy ("ceux du pays épineux") qui vit dans cette partie la plus sèche de l'île. Les trois chanteurs fréquentent la même école primaire dès 1965 avant de passer au lycée à Fort -Dauphin et ils participent alors régulièrement aux chorales religieuses protestantes. En 1982, ils partent pour Tananarive et forment le groupe a capella. Salala est vocalement très influencé par le "beko", une tradition au caractère sacré et religieux antérieure à la colonisation. On appelle "mpibeko" ou "sairy", les chanteurs de beko. Ce sont des professionnels qui se produisent surtout à l'occasion des funérailles où ils sont alors payés en zébus ou en chèvre. Le mpibeko se couvre l'oreille pour mieux entendre son chant, improvisé et répété dans la foulée par un second chanteur, ce qui produit toujours l'étonnement et la stupéfaction de l'assemblée. Le premier chanteur se lance d'abord dans une sorte d'incantation, reprise par le second comme s'il la connaissait d'avance. Comme le griot d'Afrique de l'ouest, le mpibeko raconte les événements de la vie du défunt. Il sait aussi comment soulager la souffrance et apporter la paix : les proches du défunt paient donc pour ce savoir. Gardien de l'Histoire, le mpibeko apaise et guérit les malades en les faisant entrer dans la danse pour que l'esprit du mal s'envole. Salala s'inspire de cette tradition tout en composant des chansons qui parlent de la vie quotidienne, sans référence au caractère religieux du beko.